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patrimoine - Page 5

  • Une nouvelle fresque murale au 39 de la rue Courtejoie à Ciney

    Si vous remontez à pied la rue Courtejoie à partir du carrefour avec la rue du Centre, vous découvrirez bien vite et admirerez une fresque murale appelée Nature over Technologies qui a été inaugurée de manière un peu confidentielle hier mercredi en présence de l’artiste Démosthène Stellas !

    DSC_0507.jpegC’est à Laurence Daffe, échevine de la culture, qu’incombait la tâche d’accueillir les personnes présentes (dont ses collègues du conseil Annie Tournay, Valérie Vanheer et Luc Fontaine) avant de prendre la parole.

    Elle a d’abord expliqué ce qu’était le street art ou art urbain : « pour faire court, c’est un mouvement artistique qui regroupe toutes les formes d’art, réalisées dans la rue ou dans des endroits publics, dans le but de faire passer un message, de raconter une histoire ou bien de perturber et surprendre les passants. C’est un art qui peut être instantané, rapide, interdit ou bien au contraire, long, réfléchi et autorisé. C’est cette dernière formule que nous avons choisie pour embellir et je dirais même pour éclairer la rue Courtejoie ! »

    Elle a, ensuite présenté l’artiste Démosthène Stellas, alias Demis : « Demis, c’est quelqu’un d’une très grande discrétion. Absent des réseaux sociaux et même absent d’internet, il est né à Charleroi en 1979 mais est depuis lors devenu namurois. Il a étudié la photographie mais s’est très rapidement tourné vers l’art de la rue. Il fait partie du collectif Drash, un collectif d’artistes namurois créé en 2010. C’est un collectif qui privilégie la multidisciplinarité comme condition dans le processus de création (peinture, photographie, vidéo, graphisme, sound design, scénographie, ...Drash, c’est le collectif qui a créé le PSHITT festival à Namur, un festival qui rassemble le graffiti, la musique, le breakdance. »

    Pour ceux qui l’ignorent et qu’a rappelé l’échevine : « depuis que j’ai découvert sa fresque murale sur le pignon de la Villa Balat, à deux pas de l’enjambée à Jambes. J’ai été séduite par la nature qu’il parvenait à imposer au béton mais aussi par la réflexion profonde inhérente à son œuvre. C’était donc lui que je rêvais pour Ciney ! »

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    A nouvelle fresque s’appelle Nature over technologies. Elle a coûté 8.192 euros. Elle nourrit la réflexion que la nature reprendra toujours ses droits sur les créations de l’homme, elle souhaite rappeler à chacun l’importance des valeurs simples et ancestrales. La fresque représente un tilleul. Le tilleul est un arbre important dans nos régions.  Il y a d’une part la dimension symbolique (amour, fidélité, protection, amitié) et d’autre part, le tilleul est connu pour ses vertus thérapeutiques (affection de la peau, vertiges, œdèmes). On peut aussi remarquer le GSM duquel sort le tilleul ! Il est détruit par le tilleul qui illustre donc l’idée principale de la fresque.

    Avant de passer à l’apéro convivial, Laurence Daffe a remercié Maud, pour son investissement inégalable dans ce dossier, à Élise (marchés) et Coline (communication), aux services urbanisme et travaux, à l’office du tourisme et à la maison du tourisme, au Centre culturel qui déjà en 2009 avait initié cette tendance Street art à Ciney via des ateliers et qui a soutenu et encouragé chacun des projets qui ont par la suite été réalisés à Ciney, notamment dans le cadre de sentiers d’art  à savoir Positive pattern (sur le mur de l’office du tourisme) et Balart (sur le mur devant l’entrée du théâtre) et, bien entendu à Madame Chaidron d’avoir prêté son pignon. Elle a enfin, remercié le Doyen et les gestionnaires du Pascougui car, après l’apéro, tout le monde s’est dirigé, à pied vers le Pascougui où une nouvelle fresque de l’artiste verra le jour prochainement. En quelques coups de bombes aérosols acryliques, Démosthène Stellas a esquissé le début de son œuvre qui sera une belle illustration à la fois du passé et du présent.

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  • Séance d’hommage à Gaston Compère au Conservatoire Edouard Bastin de Ciney

    Né il y a près de cent ans dans le petit village de Conjoux, poète, nouvelliste, romancier, dramaturge, essayiste, caricaturiste, compositeur, aujourd’hui injustement plongé dans l’oubli, la ville de Ciney a tenu à rendre hommage à celui qui a toujours aimé revenir dans son Condroz natal.

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    C’est en présence de membres de la famille de Gaston Compère, de ses amis les plus chers, de nombreux habitants de Conjoux et d’un public qui avait envie d’en savoir plus sur l’homme que s’est déroulée cette séance d’hommage présidée par Jean-Marc Gaspard, échevin du patrimoine culturel : « je suis particulièrement heureux de lui rendre hommage, c’eut été un sacrilège de ne pas se souvenir de Gaston Compère et de le sortir de l’oubli, lui qui fut tant un écrivain qu’un compositeur des plus prolifiques. Merci à ses amis Jean-Pol Barras et Pascal Vrebos, c’est grâce à eux que cette séance a été organisée ! »

    DSC_0245.jpegYves Namur, secrétaire perpétuel à l’Académie Royale de langue et de littérature française de Belgique, a évoqué son œuvre : « la mémoire d’un écrivain meurt souvent quand il décède ! Néanmoins, une rue porte depuis 2022 ! Né le 27 novembre à Conjoux et décédé à Uccle le 14 juillet 2008, il a écrit une soixantaine de livres : des nouvelles fantastiques en 1974, la Femme de Putiphar, prix Jean Ray en 1975, le portrait d’un roi dépossédé en 1978, prix Rossel,  les jardins de ma mère, souvenirs du Vieux Condroz, … Grand épistolaire, il s’est aussi frotté à la poésie, aujourd’hui, œuvre introuvable ! Il a même écrit une bande musicale d’un film ! »

    Jean-Paul Dessy, violoncelliste, compositeur et chef d’orchestre : « nous étions à 40 ans de distance dans la même classe à Saint-Quirin à Huy ! A l’âge de 16-17 ans, il a composé l’œuvre que vous allez écouter. Pendant des décennies, il a cessé de composer, puis, a repris dans les années 80 quand je l’ai rencontré. »

    DSC_0251.jpegPour Jean-Pol Barras, ancien délégué général de la Communauté française à Paris et ami de l’écrivain, « si vous écrivez à la ville de Charleville pour avoir des infos d’Arthur Rimbaud, vous ne recevrez pas grand-chose ! Idem à Grenoble au sujet de Stendhal ! Tous les deux n’aimaient pas leur ville ! Ce n’est pas le cas avec Gaston Compère car il aimait Ciney et son Condroz natal. Quand il a quitté Ciney pour vivre et travailler à Bruxelles, il n’a jamais oublié ses terres de naissance où il revenait souvent ! En 1977, il est lauréat du Prix du Conseil culturel français et, en 1988, pour l’ensemble de son œuvre, le Grand Prix International d’expression française. »

     

    DSC_0248.jpegPascal Vrebos, auteur dramatique, également ami de l’écrivain, imagine de dialoguer avec lui. Il a évoqué son je t’aime moi non plus avec l’Académie : « comme il écrivait sous un pseudo dans le journal PAN, il s’est moqué d’un livre écrit par Georges Sion, le secrétaire perpétuel de l’époque. Malheureusement, le secret a été éventé. Ce fut une des raisons pour lesquelles il n’a jamais pu entrer à l’Académie ! Je l’ai rencontré quand j’avais 23 ans et lui 50 lorsqu’il a traduit l’Apocalypse de Saint Jean. Nous avons écrit un livre ensemble, le fouille merde, résultat d’un échange de lettres pendant un an sur la merde sous toutes ses formes ! Sa fin de vie fut difficile ! Je garde un Compère complice ! »

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    Sophie de Tillesse, cantatrice, qui a rencontré Gaston Compère dans les années 80 a interprété un extrait d’une œuvre qu’il a créée pour elle Serres Chaudes, accompagnée par Cécile Dumont, pianiste du Conservatoire.

    DSC_0249.jpegJean Loubry, ancien professeur au Conservatoire de Ciney a lu des extraits de l’œuvre de l’écrivain Une enfance en Condroz écrit en 2000 et Europe mon amour, écrit en 1960.

    Enfin, avant le drink et la découverte d’une exposition de livres, de partitions et d’autres documents sur l’auteur cinacien, le public présent a eu l’occasion de l’entendre, en regardant quelques photos le concernant.

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    Le 27 novembre, date anniversaire, sortira un cahier spécial du Royal Cercle Historique de Ciney réalisé par Amand Collard, son président. Outre un article de Pascal Vrebos, une brève bibliographie, les partitions interprétées lors de la séance d’hommage et une série de belles caricatures réalisées par Gaston Compère, l’ouvrage contient une centaine de pages de la correspondance entretenue entre Jean-Pol Barras et Gaston Compère pendant les dix dernières années de sa vie : plus de 2.000 pages dont Jean-Pol Barras a extrait la substantifique moelle. Jamais ces lettres n’ont été diffusées dans le domaine public ! Elles permettront certainement de mieux connaître Gaston Compère. Ce cahier spécial sera mis à la disposition au Centre Culturel, à l’office du tourisme et à la bibliothèque. Des exemplaires seront également donnés aux établissements scolaires de la commune afin de faire découvrir ou redécouvrir ce personnage aux multiples facettes. Les personnes désireuses de se procurer ce cahier spécial peuvent prendre contact avec Amand Collard à Haversin (amand.collard@skynet.be, 083.68.89.20).

  • Inauguration officielle de l’atelier communal de Cheumont à Hamois

    En gestation depuis de nombreuses années, c’est désormais dans l’unique site de Cheumont, au lieu de 3 auparavant, que seront logés dans les prochains jours tous les services des travaux de la commune à deux pas de l’ancienne gare de la ligne qui reliait Ciney à Statte.

    Malheureusement la pluie a quelque peu perturbé cette inauguration qui a dû se dérouler à l’intérieur du bâtiment en présence de toutes les forces vives de la commune, de mandataires honoraires, des représentants du bureau d’architecture Bosquée de Marche et de l’entreprise Kaiser d’Emptinne.

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    L’accueil a été fait par Valérie Warzée, bourgmestre qui a déclaré que ce chantier clôturait la 3e phase d’aménagements commencés il y a maintenant plus de 2 ans : « Je salue la présence de Jean-Claude Goetynck, échevin des travaux de 2006 à 2012, période durant laquelle l’enveloppe de cet atelier (toiture, murs et portes d’accès) a bénéficié d’une réfection totale et entièrement subsidiée dans le cadre d’une subvention SAR à hauteur de 600.000 euros. José Taton, échevin des travaux de 2012 à 2018 a contribué à l’avancement du dossier notamment au niveau de l’agencement intérieur de ce même atelier. Les travaux furent attribués en 2018 pour la somme de 360.000 euros dont 260.000 de la part de la Région wallonne (PIC). Merci aux 2 Romain dans la mise en œuvre de ce projet et à l’investissement de tout le personnel technique qui a mis la main à la pâte pour finaliser ce chantier, notamment la réalisation des abords extérieurs. »

    DSC_0237.jpegPierre Henri Roland, premier échevin, a ensuite retracé l’histoire de cet endroit idéalement situé au cœur de la commune, au centre du village de Hamois, à proximité du Ravel et de l’ancienne gare : « à la fin de la seconde guerre mondiale, situé le long de la ligne 126 reliant Ciney à Statte, il servait de dépôt de marchandises. Dans les années 60, c’est la famille Wathelet qui s’installa où se trouve le Tôt ou Tard pour construire le bâtiment dans lequel nous sommes. Sa fonction première était le stockage d’engrais et de céréales. Le 12 novembre 1962, la ligne fut supprimée, mais le site continua à être utilisé comme entrepôt. Il fut ainsi racheté par la société Interagri, aujourd’hui intégrée par la SCAM pour le stockage de semences et d’engrais dans le secteur agricole. Dans les années 60, la commune de Hamois a décidé d’acheter le bâtiment pour y stocker le sel pour le service hivernage, du tarmac et du charroi. En 2005, un montant de 50.000 euros a été alloué pour rénover l’enveloppe extérieure : bardage, toiture et rampe d’accès ont été réalisés. Cinq ans plus tard, Luc Jadot et José Taton prendront le relais pour faire évoluer le dossier. Aujourd’hui, on peut constater que l’atelier de Cheumont répond parfaitement au besoin du service. »

    DSC_0239.jpegEnfin, avant le traditionnel couper du ruban, David Jadot, échevin du patrimoine et architecte, exposa les tenants et les aboutissants du chantier : « l’architecture, on n’en parle pas assez ! Aucune ligne dans les manuels scolaires et donc aucune éducation à la vision de l’architecture. Elle organise, construit, pense la manière dont nous nous approprions les espaces de vie… L’architecture a également un rôle dans l’image. Ici, nous avons voulu offrir un bâtiment moderne qui reflète l’image, le standing que l’on veut insuffler à notre service Travaux, une image de modernité tournée vers l’avenir. Vous allez bientôt pour découvrir toute la partie bureaux, accueil, vestiaires, salle de réunion, réfectoire, … qui offrent à notre personnel un magnifique cadre de vie. Le budget total est de 1,1 million d’euros dont 250.000 de subsides PIC et 36.000 pour le mobilier. Le déménagement est prévu dans les prochains jours ! »

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    Le verre de l’amitié a été servi, comme souvent lors d’un événement officiel dans la commune, par la confrérie de la Gatte d’or après la visite de l’aile d’entrée de l’atelier Cheumont .