C’est en présence d’une partie du Collège, de nombreux collègues et de leurs familles au grand complet que s’est déroulée la traditionnelle fête des pensionnés de l'année écoulée. Tour à tout, chaque membre du Collège a détaillé, souvent avec humour, la vie professionnelle de chacun et chacune.
Après avoir travaillé dans les communes de Rochefort, Doische, Beauraing et Marche, Cécile Abrassart a débuté sa carrière à Braibant le 11 octobre 1988 et ne quittera plus la commune par la suite. Elle a enseigné à Braibant, à Sovet, puis enfin à Ciney où elle a succédé à Josiane Dumont. En 2014, elle devient directrice des écoles de Ciney, Braibant et Sovet. Elle attachait une importance particulière à l’école citoyenne, une école où chaque élève est unique, avec ses forces mais aussi ses différences. Elle souhaitait préparer les enfants à devenir des citoyens responsables et veillait à ce que chacun ait les mêmes chances.
Assistant social puis chef de service social mais aussi fondateur et directeur de l’ASBL à l’Ovradge, Jean-Claude Botton est aussi membre du comité directeur de la fédération des CPAS et membre de la FEWASC. Il a même effectué son stage au CPAS de Ciney, du temps où il était situé chez le notaire Lambinet ! Il aimait lancer des projets, décrocher des subsides (c’était sa spécialité et dans tous les domaines), organiser des portes ouvertes… Jean-Claude était le véritable couteau suisse parce qu’il participait à tellement de réunions et était membre de tellement de fédérations et coordinations qu’il avait toujours les informations avant tout le monde dans tous les domaines
Le parcours de Joël Buzin est celui d’un homme de métier, passionné par le travail du bois. Formé à l’Institut Technique de l’État Domaine d’Herbuchenne à Dinant, où il obtient en 1981 son certificat de qualification en section bois, il commence par exercer son métier sur le terrain. Pendant de nombreuses années, il travaille comme menuisier indépendant et occupe la fonction d’administrateur‑gérant de la Menuiserie Amaytoise de 1990 à 2003. Il rejoint les Forges en 2003 comme professeur de pratique professionnelle en menuiserie, d’abord à temps partiel, tout en poursuivant son activité d’indépendant. Sa nomination définitive interviendra le 1er avril 2008. Au fil des années, il continue à se former : obtention du CAP en 2004, formations techniques, formations pédagogiques…
Tout au long de sa carrière comme agent administratif au CPAS, Annick Dardenne, a assuré avec rigueur et humanité le paiement des aides sociales et des revenus d’intégration. Elle gérait également les rendez-vous des agents à la médecine du travail et possédait un talent inattendu : deviner le sexe des bébés de chaque collègue enceinte, en se trompant très rarement. Ses communications étaient toujours empreintes de douceur ; ses mails commençaient souvent par un tendre « Ma petite Alice » ou « Ma petite Justine ». Au sein de l’équipe du CPAS, elle était la personne de confiance, celle vers qui nous nous tournions lorsque nous avions besoin d’une oreille attentive. Elle avait l’art de désamorcer les situations délicates, toujours avec calme, sans jamais envenimer les choses.
L’histoire de Rita Labar aux Forges a commencé bien avant la cuisine. Elle travaillait d’abord à l’école de Saint‑Pierre comme technicienne de surface, aux côtés de Patrick, Annie et Carine. Une petite équipe déjà très soudée. Puis un jour, Léon Lambert lui propose de rejoindre les Forges comme cuisinière. Et comme les belles aventures se vivent rarement seules, Rita descend avec ses trois collègues. Et c’est là que l’histoire commence vraiment. Pendant 26 ans, Rita a travaillé avec Patrick en cuisine. Autant dire qu’ils se connaissent presque aussi bien que certains vieux couples. En 2004, Véronique rejoint l’équipe, puis Brigitte, et quelques années plus tard Sabine.
Pendant plus de trente années, Geneviève Laloux s’est consacrée à l’enseignement avec constance et engagement aux Forges. Au fil du temps, elle a accompagné de nombreux élèves et participé pleinement à la vie de l’établissement. Un parcours professionnel est toujours fait de défis, d’efforts et de convictions. Le sien témoigne d’une réelle volonté de bien faire et d’un investissement constant. Mais au‑delà des années qui passent, ce sont surtout les liens créés, les expériences partagées et les moments vécus qui demeurent.
Pendant toutes ces années à Ciney, Françoise Lecouturier a été bien plus qu’une accueillante extrascolaire. Elle a été une présence rassurante, une oreille attentive, un sourire quotidien pour les enfants comme pour les adultes. Par sa patience, sa bienveillance et son engagement, elle a marqué la vie de nombreux enfants, qui garderont d’elle des souvenirs précieux.
Le parcours mené aux Forges par Marie-France Moray est celui d’un changement de cap courageux et d’un engagement profondément sincère. Après une riche carrière dans le commerce, elle rejoint les Forges en 2017. Se lancer dans l’enseignement n’était certainement pas la voie la plus simple : réformes, démarches administratives, reconnaissance des expériences,… En tant que professeure de cours techniques en secrétariat‑bureautique, elle a apporté bien plus que des compétences techniques. Elle a partagé son expérience professionnelle, son écoute et sa patience.
Dominique Pigeon débute sa carrière au Conservatoire de Ciney en 1983, où elle est chargée de l’accompagnement des cours de danse. À partir de 1986, elle enseigne le solfège, une mission qu’elle poursuivra jusqu’en 2025. Elle complète alors son horaire par des intérims dans les académies de Libin, Bouillon et Bastogne. Par la suite, elle termine sa carrière comme professeure de solfège à Marche-en-Famenne, Havelange et Ciney. Mais finalement, elle n’a jamais vraiment quitté le Conservatoire : elle y suit aujourd’hui des cours de hautbois et participe à un grand projet prévu pour la fin de l’année. Ce projet rassemblera élèves et anciens élèves, professeurs et anciens professeurs autour de la musique d’Amérique latine.
Arrivée le 3 octobre 1988 aux Forges, Carine Santkin y a consacré l’essentiel de sa carrière. D’abord professeure de cours généraux, puis professeure en intégration à partir de 2008, elle a toujours exercé son métier avec conviction, exigence et une immense bienveillance. Dans les couloirs comme dans les classes, beaucoup se souviennent de son sourire, de son mot juste et de ses conseils précieux. Elle n’a jamais cessé de se former, de questionner ses pratiques, de chercher la meilleure manière d’accompagner chaque élève. Elle avait ce regard capable de percevoir le potentiel là où d’autres pouvaient douter.
Tout au long de sa carrière au CPAS, Maryline Sprumont a accompli un travail d’aide-ménagère d’une minutie exceptionnelle. Une véritable fée du logis ! Les bénéficiaires redoutaient presque la date de sa pension tant ils savaient qu’ils perdaient là un trésor. Elle avait un secret bien à elle : une passion assumée pour… l’eau de Javel. Oui, certains ont des hobbies, elle avait son produit miracle. Ses déplacements, elle les a toujours faits en train et à pied, passant d’une famille à l’autre avec une constance admirable. Elle n’a jamais conduit, mais elle a parcouru des kilomètres, toujours avec la même détermination.
Chaque pensionné s’est vu offrir des chèques commerces, un pot de miel du rucher cinacien, des fleurs ou une bouteille de vin suivant le sexe du pensionné ainsi qu’un panier gourmand des P’tits trésors de Cocotte.