http://www.xiti.com/ https://clicky.com/

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Environnement - Page 10

  • Inauguration de la zone humide du domaine provincial de Chevetogne dans un climat sous tension

    Les personnes invitées pour l’inauguration officielle de la zone humide ont eu la possibilité de la découvrir, à leur aise, à pied, tout au long d’un sentier PMR le bordant en s’arrêtant devant 3 témoins.

    DSC_0075.jpegBruno Belvaux, directeur du Domaine se souvenait quand il arrivé en 95 que les caravanes allaient jusqu’au bout de la vallée de la Molinia et l’extraordinaire biodiversité qu’elle renfermait a été enterrée vivante en 69 : « pourtant sur la carte de Ferraris, apparaît une zone humide avec des joncs et même un gué. En asséchant, plus de bassin d’orage. C’était un énorme problème paysager car le ruisseau était canalisé et le paysage illisible. Avec Benoît Fondu, architecte paysager, nous avons imaginé un projet dont le coût s’élèverait à 1,2 millions d’euros. En 2012, les castors nous ont montré la voie, puis les aigrette, les rats d’eau, … Avec ce projet, nous avons réconcilié l’humanité et la biodiversité, recréé un ruisseau, 500.000 m3 d’eau ainsi envoyées vers les vagues phréatiques. Pour l’entretien de la zone, nous couperons tout ce qui est ligneux pour garder des espaces ouverts."

    DSC_0077.jpeg

    DSC_0076.jpegPour un représentant des eaux et forêts, les tourbières, les estuaires, les coraux, … constituent des zones humides d’un très grand intérêt pour la biodiversité. Ce sont des zones très fragiles car très riches. De 1970 à 2015, 1/3 des zones humides ont disparu et 2/3 en Wallonie !

     

    DSC_0082.jpegNathalie Fonder, du Service Technique Provincial, a rappelé que le site est au confluent de 2 cours d’eau, la Molinia et le Miveau : " la Molinia coule dans son cours mineur, le cours majeur a été bien calculé pour qu’il n’y ait pas d’eau, la plupart du temps sur  le sentier PMR ainsi que sur le passage à gué pour les voitures ou les piétons. Afin de permettre un niveau d’eau le plus constant et le plus haut possible dans la zone humide, un déversoir en touches de piano en aluminium a été installé (première mondiale en aluminium !)."

    DSC_0083.jpeg

    DSC_0084.jpegTanguy Dumortier a été le premier à prendre la parole. Pour le présentateur du Jardin Extraordinaire, « cette zone humide est une tuerie ! C’est l’idée complètement folle d’un visionnaire ! Elle permettra aux libellules, dont les larves sont nées dans la fange, d’y déployer un jour leurs ailes ! J’ai hâte de patauger dans la boue ici avec mes deux filles ! »

     

     

     

     

    DSC_0086.jpegComme la ministre wallonne Céline Tellier ne pouvait être présente, c’est France Masaï, sénatrice Écolo cinacienne qui l’a représentée : « en Wallonie, tous groupes confondus, 31 % des espèces sont menacées de disparition à l’échelle de la Région. Près de 9 % ont déjà disparu. Chez les chauves-souris, les poissons, les reptiles, les papillons de jour et les libellules, plus de la moitié des espèces sont en situation défavorable mais nous avons des raisons de croire à une amélioration de la situation !Les mesures de protection ou actions de restauration comme cette restauration d’une zone humide des projets LIFE améliorent la situation et permettent parfois de faire revenir certaines espèces. Notre objectif est d’enrayer le déclin de la biodiversité régionale dès 2030 (84 millions sont dans le cadre du Plan de reprise et de résilience) et d’aboutir à terme à une biodiversité préservée, restaurée, reconnue pour sa valeur ainsi que pour sa contribution à la prospérité de notre société et au bien-être humain.

    DSC_0079.jpegUn lien fort à la nature, c’est aussi l’expérience que nous propose de vivre le domaine de Chevetogne : un tourisme social et environnemental, dans un cadre exceptionnel et une nature préservée. Ce projet de zone humide allie qualité environnementale et sociale. La création d’un sentier PMR et la sensibilisation de la nature (elles seront développées dans les 2e et 3e phases du projet) font partie de la qualité sociétale du projet. Une partie du site désimperméabilisée, la réhabilitation des cours d’eaux, le choix des essences adaptées et l’attention à la biodiversité font partie de la qualité environnementale du projet. »

    DSC_0087.jpegPour Geneviève Lazaron, députée provinciale en charge du domaine, « une zone humide, quelle idée, certainement une idée de Bruno Belvaux, son directeur dont l’ambition est de faire de ce parc, un lieu d’exception accessible à tous. Ce projet est aussi le projet de toute l’équipe de Chevetogne. Il a été accepté par le Collège lorsque le député président Jean-Marc Van Espen l’a présenté en janvier 2016 ainsi qu’à l’unanimité devant le conseil provincial. D’un budget estimé à 2 millions d’euros, le ministre wallon René Collin annonçait en décembre 2016 que 1,2 millions étaient engagés, complétés 240.000 euros par Madame de Bue en janvier dernier… Les impacts de cette réalisation sont multiples, touristiques, environnementaux, pédagogiques, mais aussi source de bien-être. Bravo à tous pour cette réalisation qui est une plus-value pour le Domaine. »

    DSC_0088.jpeg

    La députée a aussi abordé les tensions existantes et des inquiétudes du personnel : « dans un certain sens, nous partageons ces difficultés. La réforme imposée aux provinces par le Gouvernement wallon, impacte l’ensemble du fonctionnement de notre institution et rend notre gestion difficile. Tous nous voulons et croyons en l’avenir de ce Domaine ! »

    DSC_0085.jpeg

    Intervention ensuite du député président Jean-Marc Van Espen qui a notamment invité tout un chacun à signer la pétition lancée contre la privatisation du Domaine que son propre Collège envisageait et d’un représentant syndical pour terminer par le discours de Bruno Belvaux.

    La partie officielle s’est achevée par l’arrivée des 3 marcheurs des classes de forêt qui terminaient leur 100 km et symboliquement avec le personnel et un grand nombre d’invités qui ont arboré le tee-shirt blanc, « Chevetogne, c’est nous, Chevetogne, c’est vous » !

    DSC_0089.jpegPour les personnes désirant en connaître davantage sur cette zone humide, un ouvrage de 160 pages vient d’être édité sur l’histoire et sa restauration écrit par Tanguy Dumortier, Bruno Belvaux, Marc Dufrêne, Etienne Cellier, Nathalie Fonder, Pierre Hanse, Luc Cleeremans, Nicolas Pierrard et Angeline Sevran. Il est en vente au prix de 10 euros au shop du Domaine.

  • Malgré la pression et les menaces de la députation permanente, les agents du Domaine provincial ont laissé entrer le public sans payer !

    DSC_0030.jpegIl y a quelques mois, le Collège provincial a annoncé devant un personnel effondré la suppression d’une douzaine de services et la diète pour tous les autres au niveau des dépenses de fonctionnement. Pour les représentants syndicaux du personnel : «si le Collège provincial a supprimé des services et effectué des coupes sombres dans les moyens dévolus à son administration, les députés provinciaux n’ont pas diminué leur nombre (quand il y a 12 services de moins, il peut il y avoir un député de moins aussi), ils ne s’en sont pas pris à leurs cabinets pléthoriques (cinq collaborateurs par député) et ils ont chacun fait l’acquisition d’un nouveau véhicule de fonction ! Quant au Domaine de Chevetogne, qui avec ses 400.000 visiteurs annuels a largement convaincu le public de son utilité, il est obligé de retrouver dans ses budgets 300.000 euros par an et ce durant quatre ans. »

    DSC_0036.jpegLe Collège provincial a rencontré le personnel le 30 mars et à ce jour, pas la moindre proposition n’a été émise par le Collège Provincial à un personnel qui, malgré le COVID, a entretenu le Domaine jour après jour pour sauvegarder son outil de travail et le lieu de détente de tous ceux qui n’auront pas les moyens de prendre leurs vacances « au large ».

    Une action portes ouvertes était prévue le 1er mai dernier, mais, comme les prévisions climatiques n’étaient pas bonnes, elle s’est déroulée le jour de la Pentecôte. Les représentants de la CGSP étaient présents en grand nombre à l’entrée du domaine avant son ouverture afin de bien vérifier que les barrières permettaient de laisser entrer tous les visiteurs gratuitement. Une délégation de la députation permanente qui s’est rendue au Domaine n’a pu que constater le fait !

    DSC_0032.jpeg

    Pierre-Yves Dermargne, ministre fédéral et bourgmestre en titre de Rochefort et Frédéric Deville, bourgmestre de Ciney (le domaine se trouve à cheval sur les deux communes) étaient présents pour soutenir les travailleurs du Domaine qui ont peur qu’il soit vendu au privé !

    DSC_0035.jpeg

    DSC_0040.jpegDès 10h, toutes les équipes se sont mobilisées pour accueillir les visiteurs dans un esprit convivial et une ambiance récréative : stands, jeux et ateliers où les enfants étaient mis à l’honneur, mise en évidence de toutes les balades et des activités du domaine, aide pour le parking comme lors des grands événements, …

    DSC_0037.jpeg

    DSC_0038.jpegAinsi, tout en respectant la distanciation sociale et en étant masqué, un grand nombre de personnes qui n’étaient plus venues depuis longtemps ont été agréablement surpris de la qualité du travail du personnel. Ces derniers, comme les habitués étaient heureux de signer une pétition pour sauver le domaine et d’accepter qu’un autocollant soit apposé à l’arrière de leur voiture qui mentionnait et résumait la situation : « c’est nous Chevetogne, c’est vous aussi ! ».

    DSC_0043.jpeg

    Il est à espérer que la tension soit moins forte le vendredi 4 juin prochain, lors de l’inauguration officielle de zone humide réhabilitée !

  • Fournisseurs de l’Horeca : les pisciculteurs wallons aussi impactés par la crise !

    Les services opérationnels du Collège des Producteurs (dont voici un résumé) ont mis en place une enquête d’évaluation de l’impact de la crise pour le secteur aquacole wallon. Il en ressort une perte non négligeable de plus de 35% du chiffre d’affaires depuis octobre 2020 pour les producteurs qui travaillent comme fournisseurs de l’Horeca. De façon globale, le secteur essuie une perte de plus de 10% de chiffre d’affaires depuis mars 2020.

    Impact de la crise sur le secteur aquacole wallon pour l’année 2020

    Les impacts de la situation sanitaire ont été relativement variables en fonction des débouchés commerciaux des producteurs aquacoles wallons. Leurs principaux marchés sont les établissements Horeca ainsi que le monde de la pêche (repeuplements publics en rivière, repeuplements privés en rivière, repeuplements privés en étangs ainsi que la vente de vifs pour la pêche aux carnassiers), 2 secteurs d’activités particulièrement touchés par la crise cette année.

    Catastrophe pour les producteurs fournisseurs de l’Horeca et des grossistes

    Les producteurs de salmonidés (dénomination pour désigner les espèces de poissons comme la truite ou le saumon de fontaine) ont pour principal débouché les restaurateurs qui travaillent avec des produits locaux et de terroir, ou encore des grossistes. En effet, la truite wallonne représente moins de 0,5% de la consommation totale des Belges et elle est principalement consommée hors domicile (source : Collège des Producteurs). La fermeture de l’Horeca a donc entrainé des pertes variables : le déconfinement de l’été 2020 avait été très bon pour compenser les premières pertes, tandis que la saison haute en Ardenne pour l’automne-hiver a été catastrophique au niveau de la restauration. Depuis octobre 2020, le chiffre d’affaires perdu par ces producteurs est estimé à plus de 35%.

    Situation presque stabilisée pour la production des esturgeons

    En Wallonie, une entreprise est active dans la production de femelles esturgeon pour le caviar. Leurs activités ont connu une baisse importante durant le premier confinement, amenant à une perte de chiffre d’affaires de presque 100% en avril 2020. Depuis, on assiste à une reprise des commandes des restaurateurs qui optent davantage pour des contenants de 30gr mieux adaptés aux formules de « take away », ce qui est presque venu rééquilibrer les pertes du premier semestre 2020.

    Le succès des poissons à destination des repeuplements privés et publics

    Pour les producteurs qui livrent des salmonidés afin de repeupler les rivières et les étangs, 2020 a par ailleurs été plutôt signe d’une augmentation du chiffre d’affaires de près de 10%. Ceci s’explique par le succès remporté par la pêche de loisir durant l’été dernier, - avec +30% de permis de pêche vendus par rapport à 2019-, et par conséquent de l’augmentation des commandes de poissons de la part des sociétés de pêche et propriétaires d’étangs.

    Grosses pertes pour les vifs de pêche

    Les producteurs de vifs de pêche fournissent en fait des poissons vivants à destination des amateurs de pêche dite « au vif » : une activité de moins en moins pratiquée chez nous mais pour laquelle il existe une demande plus importante en France, principal client des producteurs wallons. Avec la fermeture des magasins d’articles de pêche en 2020, les producteurs actifs dans cette diversification ont rencontré plus de 35% de pertes, accompagnées d’un gaspillage des poissons compte tenu leur taille devenue non-commercialisable.

    Des ajustements souhaitables en termes de mesures de soutien au secteur

    Pour faire face à ces pertes de revenu significatives, les aides proposées ne répondent que partiellement à la situation des producteurs aquacoles. 

    Concrètement, le droit-passerelle n’était pas applicable pour la majorité des piscicultures : ces dernières étant gérées à titre d’activité complémentaire, elles ne permettent pas de générer le revenu minimum nécessaire à l’octroi de ce droit. Quant aux indemnités compensatoires wallonnes, si le code NACE des pisciculteurs ne permet pas actuellement d’en percevoir (puisque celles-ci sont accordées aux entreprises obligatoirement fermées sur décision du Comité de concertation), les producteurs attendent avec impatience le lancement de l’indemnité destinée aux secteurs actifs dans le B2B, comme par exemple, les fournisseurs de l’Horeca.

    Chaque consommateur peut agir !

    Pour les consom’acteurs qui le souhaitent, la plupart des producteurs de truites travaillent surcommande en vente directe. La liste des producteurs wallons est disponible sur le site de l’Agence wallonne pour la promotion d’une agriculture de qualité (Apaq-W) : www.apaqw.be/poissonduterroir

    A propos du secteur aquacole wallon

    Le secteur aquacole wallon est caractérisé par une quarantaine de sites de production, totalisant approximativement 10.000.000 € de chiffre d’affaires. Sur cette quarantaine de sites, la moitié est composée de petites piscicultures de salmonidés gérées à temps partiel. Il y a aussi trois unités importantes d’importation et d’affinage de truites ainsi qu’une unité d’envergure en circuit fermé pour la production d’esturgeons à caviar. La production totale se compose approximativement de 200 tonnes de salmonidés, 80 t d’esturgeons, 40 t de poissons blancs ainsi qu’une importation de plus de 1000 t de salmonidés pour l’affinage, la transformation et des repeuplements dans les pêcheries et étangs de pêche ou d’agrément privés.

    Si le nombre total n’est que de 42 piscicultures en Wallonie, le secteur de la transformation du poisson compte 16 entreprises qui totalisent environ 200 emplois directs.