A la différence du Relais Sacré, la météo était particulièrement favorable pour la venue de nombreuses familles avec leurs enfants ou petits enfants pour vivre devant le monument aux morts de Hamois la cérémonie de commémoration de l'armistice du 11 novembre 1918
Jacques de Cartier d’Yves et Alain Piette, de la Maison de la Mémoire de Hamois se sont relayés au pied du monument pour l’animation de la commémoration. La cordiale bienvenue a notamment été exprimée aux enfants des écoles communales: « nous associons à cet hommage toutes les victimes civiles et militaires de la Deuxième Guerre mondiale, déclenchée 20 ans après la fin de la Première, par esprit de revanche et dictée par les idées nationalistes, fascistes et nazies. Nous avons enfin une pensée particulière pour les 252 Belges qui sont morts au service de la Paix depuis 1945. Nous ne pouvons pas ne pas réfléchir à la folie des hommes qui cause encore tant de guerres et de conflits sur notre terre… »

Avant le discours de la bourgmestre, L’enfant est mort, un poème d’André Chédid a été lu par Alain Piette. Voici l’intégralité du discours de Valérie Warzée Caverenne :
« Pour un belge sur trois, la Belgique n’est pas une démocratie ». Ainsi titrait récemment un magazine. Selon cette enquête, plus de 50% des sondés pensent également que « le pouvoir doit être exercé par un leader fort, sans l’influence d’un parlement ». Un constat interpellant qui fait offense à la mémoire de nos héros tombés pour la patrie. Ceci à la veille d’une année particulière où nous serons amenés à nous rendre aux urnes en juin pour élire nos représentants au fédéral, à la région et à l’Europe ainsi qu’en octobre pour les élections communales et provinciales.
La complexité des institutions de notre pays jouent certainement un rôle non négligeable dans la perception par les citoyens de la politique. Il est dès lors essentiel de rappeler les valeurs démocratiques que nos parents, grands-parents, hommes et femmes de nos villages et d’ailleurs ont défendues durant les deux conflits mondiaux du siècle passé. L’élection des représentants par les citoyens, la liberté d’expression et d’association ou encore l’égalité des droits sont autant de privations qu’ils ont connues et pour lesquelles ils ont pris les armes au péril de leur vie. Se rappeler notre histoire pour ne pas la revivre, c’est aussi sensibiliser à la non-violence, au respect d’autrui, à la tolérance et à la solidarité.
D’ici quelques semaines, la Belgique prendra la présidence européenne. Cette institution, dont elle est pays fondateur, fut créée initialement pour garantir la paix sur le continent. Aujourd’hui, le défi de taille à relever durant le mandat belge est notamment de promouvoir la collaboration entre les États membres avec pour objectif de renforcer l'Union européenne (UE) gage de stabilité pour nos pays occidentaux.
En ce 11 novembre, jour de commémoration de l’armistice signé afin de faire cesser les terribles combats de la première Guerre mondiale qui firent 10 millions de morts, nos pensées se tournent vers toutes les victimes civiles et militaires des conflits passés et actuels avec l’espoir d’un avenir serein où le combat pour l’égalité, la lutte contre le racisme et la discrimination seront gagnés.
Je tiens à remercier tous ceux qui ont participé à la préparation de cette commémoration et vous tous ici présents. Merci à Jacques, Alain, l’abbé Jean Urbain, à la chorale et au Directeur de l’école de Hamois ainsi qu’à toute son équipe et aux élèves. Merci à la confrérie de la Gatte d’Or qui nous servira dans quelques instants le verre de l’amitié et au service travaux pour la préparation des lieux.
Les cérémonies qui se tiennent en ce mois de novembre nous permettent de transmettre la mémoire et de rendre hommage à ceux et celles qui se sont battus pour défendre notre pays et nos libertés. N’oublions jamais que ces acquis ne sont pas inébranlables et encourageons nos dirigeants à travailler ensemble pour construire un avenir qui a pour racine le passé !
Vive la Belgique, Vive le Roi,
Il s’en est suivi de l’appel aux morts suivi d’une minute de silence
"Ils se sont battus ou ont été déportés, résistant à l'occupant allemand. Certains sont morts pour que nous puissions vivre libres en Belgique aujourd'hui". Leurs 213 noms sont gravés dans la pierre des monuments de nos villages pour que, jamais, ils ne tombent dans l'oubli…
Quand vous rentrerez chez vous, dites-leur de notre part : « pour votre futur, nous avons donné notre présent » (John Maxwell Edmunds – 1916). A leur mémoire, nous respectons maintenant une minute de silence.
Après la sonnerie du Last Post, Diego Lenoir , élève de la classe de 6e primaire de l’école communale de Hamois a lu le poème Après la pluie de Gianni Rodari, poète italien. Ensuite, Ludovic Hermal, directeur de l’école communale de Hamois a donné lecture du poème Offrons le globe aux enfants de Nazim Kikmat, poète turc.

Des fleurs ont ensuite été déposées par la Bourgmestre, accompagnée du lieutenant général en retraite Jean-Marie Jockin, Aide-de-Camp honoraire du Roi.
Pour clôturer la cérémonie la Brabançonne a été reprise par les écoliers présents. Après la cérémonie, chacun était invité à rejoindre la Maison des Jeunes pour le verre de l’amitié, servi par la confrérie de la Gatte d’Or.


Il faut savoir que dans les services du gouvernement fédéral comme la Défense et certains autres services publics, les fonctionnaires ont un jour de congé ! Dans l’armée, depuis Léopold Ier, la fête du Roi est célébrée par un banquet en son honneur. L’unité a transmis la lettre suivante à sa Majesté le Roi : « à l’occasion de la Fête du Roi, le chef de Corps, les Officiers, les Sous-Officiers, les volontaires et le personnel civil du Centre de Compétence Mobilité & Distribution, souhaitent exprimer à sa Majesté le témoignage de leur plus profond respect. Ils saisissent également l’occasion pour réitérer leur serment d’indéfectible fidélité à sa Personne et pour réaffirmer leur attachement à la monarchie et à la Famille Royale. »

La météo était heureusement favorable pour accueillir sur le site du monument un maximum de personnes intéressées par la commémoration : autour de nombreux porte-drapeaux et de membres de fédérations patriotiques, on retrouvait la présence d’autorités communales de Ciney, Havelange, Hamois, Rochefort et Somme-Leuze et de représentants. L’office religieux était célébré par le Chanoine Joseph Jallet avec la présence du Royal Cercle Instrumental et de la chorale cinacienne de la Sagina. 
Pour la première fois, le ban était ouvert et fermé par la cornemuse du Colonel Pierre Florins, membre de la Saint Andrew Scottish Guard, société bien présente. Après l’office religieux, appel a été fait aux 22 maquisards morts pour la patrie et un dépôt de 22 roses a été effectué au pied du monument.
Il a rappelé ce que désigne le mot résistance en évoquant tout ce qui s’est déroulé dans notre pays lors de la dernière guerre. Reprenant William Ugueux, figure de la résistance belle durant la seconde guerre mondiale : de la Résistance, on discutera les résultats, on mettra en doute l’héroïsme, on minimisera l’action, pour la seule raison que la Résistance est le reproche vivant et permanent à l’inaction des autres ! Comme l’an dernier, le parallèle a été entre la Seconde Guerre Mondiale et les conflits actuels dans le monde, en particulier en Ukraine !
La partie protocolaire s’est achevée avec un émouvant hommage en wallon de David Delrée à son oncle homonyme, gendarme et membre de l’A.S. qui, à l’âge de 30 ans, a été sauvagement assassiné et pendu par les Allemands à Sorinnes le 6 septembre 1944. Ensuite, Jean Loubry, a lu deux textes de Paul Éluard en rapport avec la seconde guerre mondiale.