Lors d’une résidence de dix jours dans des familles des communes d’Assesse, Ciney, Gesves, Hamois, Havelange, Ohey et Somme-Leuze, 13 artistes ont construit 8 nouvelles œuvres lors de la cinquième édition des Sentiers d’Art mise sur pied par la Maison de Tourisme Condroz-Famenne.
13 artistes ont posé leurs valises dans toutes les communes de la Maison du Tourisme Condroz-Famenne afin d’enrichir le parcours de leur création en y créant 8 nouvelles œuvres. Deux grandes nouveautés viennent marquer cette édition : l’intégration de la commune d’Assesse et la création de trois fresques murales sur les communes de Ciney, Hamois et Havelange.
La veille de la découverte des œuvres au grand public, la Maison du Tourisme Condroz-Famenne et ses partenaires des 5 communes concernées ont organisé un tour en bus au départ de l’OCT de Hamois en présence des artistes et des familles d’accueil afin de découvrir leur travail.
Pour rappel, les 8 nouvelles oeuvres à découvrir à partir de ce dimanche 29 mai, soit en balades libres ou guidées sont (les artistes seront présents de 10h à 17h) sont les suivantes:

- Mano, de Mario Boccolini à Maibelle (se garer au n°8 rue d'Emptinne et prendre le sentier qui part sur la gauche, marcher 1,5 km).
Attention, ça monte mais cela vaut la peine, un banc à côté de l'oeuvre permet de vous reposer !
L'artiste d'origine espagnol a également réalisé l'abri artistique Torvtak dans le bois du Bocq sur les hauteurs de Schaltin.

- Korowaï de Christian Lagrange au Verger Conservatoire, rue de Bethléem à Sorinne-la-longue, une nouvelle aire de repos des sentiers d’art.
Comme on peut le voir avec la photo qui illustre le titre, le bas de l'oeuvre permet de poser tout ce qu'il faut pour le repas ou un simple pique-nique. Christian a réalisé 2 autres oeuvres des sentiers d'art: sous son aile à Haltinne et tout encoquillé à Barvaux-Condroz.

- Positive Pattern du Collectif NSN997, une oeuvre de street-art sur le mur latéral de la Maison de Tourisme, place Monseu à Ciney côté rue Saint Eloi.
Voici leur oeuvre terminée:


- 3 stères de Caroline Léger au Verger Conservatoire, se garer au 49 de la rue des Moulins à Gesves.
Le promeneur aura ainsi l'occasion, au fil de ses passages, d'observer l'évolution et la croissance des arbres et la place qu'il occupe dans les cubes au fil des années

- Bubulila, une oeuvre de street-art du Collectif Phayam dans le tunnel du Ravel à Emptinne.
Dans leurs oeuvres, ils y mettent en valeur des espèces végétales ou animales peu connues ou à défendre comme ici, le Bubulilla ou Huppe fasciée, espèce menacée qu'il est possible de voir, pour les chanceux, en Wallonie au printemps !

- Sereine Contemplation , une oeuvre de street-art de Charlotte Bonmans et Jérôme Favre, sur un hangar au 60 de la rue de Hietinne à Havelange.
ils y illustrent les joies de l'enfance et de la curiosité naturelle du jeune âge.

- Flumel, de Marc Averly entre Hodoumont et Libois sur le Tige près du banc à Ohey.
Ce puzzle composé de nature et de vie vous invite à ouvrir l'oeil sur le paysage qui vous entoure. Marc a déjà réalisé Farakas à Natoye et Arkki dans le boi d'Ohey.

- Gloriette Lunaire de Brigitte Danse sur le sentier reliant Sinsin à la grotte de Nettinne.
En vous asseyant ou vous couchant, regardez vers le ciel étoilé en plein jour et admirez son travail: avec un mélange de métal et de bois, Brigitte Danse compose un dôme fait de mille et une nuances. A vous d'imaginer le temps d'une pose !
Le parcours des Sentiers d’Art reste accessible toute l’année, n’oublions pas que les 140 km sont balisés et qu’une carte IGN accompagne les marcheurs pour les petites boucles. Plus de renseignements via sur www.sentiersdart.be.

Cette année, outre sa présence aux Fééries de Ciney où ont été vendus des produits artisanaux fabriqués au Sénégal, Chantal et ses amis ont organisé pour la 3e fois un souper en octobre à la salle St Luc, un petit marché d’été et un marché au mois de juin.

Le nouveau défi est la construction et l’aménagement de plusieurs espaces au dispensaire de Saly pour lequel un budget de 30.750 euros a été estimé.
Bruno Belvaux, directeur du Domaine se souvenait quand il arrivé en 95 que les caravanes allaient jusqu’au bout de la vallée de la Molinia et l’extraordinaire biodiversité qu’elle renfermait a été enterrée vivante en 69 : « pourtant sur la carte de Ferraris, apparaît une zone humide avec des joncs et même un gué. En asséchant, plus de bassin d’orage. C’était un énorme problème paysager car le ruisseau était canalisé et le paysage illisible. Avec Benoît Fondu, architecte paysager, nous avons imaginé un projet dont le coût s’élèverait à 1,2 millions d’euros. En 2012, les castors nous ont montré la voie, puis les aigrette, les rats d’eau, … Avec ce projet, nous avons réconcilié l’humanité et la biodiversité, recréé un ruisseau, 500.000 m3 d’eau ainsi envoyées vers les vagues phréatiques. Pour l’entretien de la zone, nous couperons tout ce qui est ligneux pour garder des espaces ouverts."
Pour un représentant des eaux et forêts, les tourbières, les estuaires, les coraux, … constituent des zones humides d’un très grand intérêt pour la biodiversité. Ce sont des zones très fragiles car très riches. De 1970 à 2015, 1/3 des zones humides ont disparu et 2/3 en Wallonie !
Nathalie Fonder, du Service Technique Provincial, a rappelé que le site est au confluent de 2 cours d’eau, la Molinia et le Miveau : " la Molinia coule dans son cours mineur, le cours majeur a été bien calculé pour qu’il n’y ait pas d’eau, la plupart du temps sur le sentier PMR ainsi que sur le passage à gué pour les voitures ou les piétons. Afin de permettre un niveau d’eau le plus constant et le plus haut possible dans la zone humide, un déversoir en touches de piano en aluminium a été installé (première mondiale en aluminium !)."
Tanguy Dumortier a été le premier à prendre la parole. Pour le présentateur du Jardin Extraordinaire, « cette zone humide est une tuerie ! C’est l’idée complètement folle d’un visionnaire ! Elle permettra aux libellules, dont les larves sont nées dans la fange, d’y déployer un jour leurs ailes ! J’ai hâte de patauger dans la boue ici avec mes deux filles ! »
Comme la ministre wallonne Céline Tellier ne pouvait être présente, c’est France Masaï, sénatrice Écolo cinacienne qui l’a représentée : « en Wallonie, tous groupes confondus, 31 % des espèces sont menacées de disparition à l’échelle de la Région. Près de 9 % ont déjà disparu. Chez les chauves-souris, les poissons, les reptiles, les papillons de jour et les libellules, plus de la moitié des espèces sont en situation défavorable mais nous avons des raisons de croire à une amélioration de la situation !Les mesures de protection ou actions de restauration comme cette restauration d’une zone humide des projets LIFE améliorent la situation et permettent parfois de faire revenir certaines espèces. Notre objectif est d’enrayer le déclin de la biodiversité régionale dès 2030 (84 millions sont dans le cadre du Plan de reprise et de résilience) et d’aboutir à terme à une biodiversité préservée, restaurée, reconnue pour sa valeur ainsi que pour sa contribution à la prospérité de notre société et au bien-être humain.
Un lien fort à la nature, c’est aussi l’expérience que nous propose de vivre le domaine de Chevetogne : un tourisme social et environnemental, dans un cadre exceptionnel et une nature préservée. Ce projet de zone humide allie qualité environnementale et sociale. La création d’un sentier PMR et la sensibilisation de la nature (elles seront développées dans les 2e et 3e phases du projet) font partie de la qualité sociétale du projet. Une partie du site désimperméabilisée, la réhabilitation des cours d’eaux, le choix des essences adaptées et l’attention à la biodiversité font partie de la qualité environnementale du projet. »
Pour Geneviève Lazaron, députée provinciale en charge du domaine, « une zone humide, quelle idée, certainement une idée de Bruno Belvaux, son directeur dont l’ambition est de faire de ce parc, un lieu d’exception accessible à tous. Ce projet est aussi le projet de toute l’équipe de Chevetogne. Il a été accepté par le Collège lorsque le député président Jean-Marc Van Espen l’a présenté en janvier 2016 ainsi qu’à l’unanimité devant le conseil provincial. D’un budget estimé à 2 millions d’euros, le ministre wallon René Collin annonçait en décembre 2016 que 1,2 millions étaient engagés, complétés 240.000 euros par Madame de Bue en janvier dernier… Les impacts de cette réalisation sont multiples, touristiques, environnementaux, pédagogiques, mais aussi source de bien-être. Bravo à tous pour cette réalisation qui est une plus-value pour le Domaine. »

Pour les personnes désirant en connaître davantage sur cette zone humide, un ouvrage de 160 pages vient d’être édité sur l’histoire et sa restauration écrit par Tanguy Dumortier, Bruno Belvaux, Marc Dufrêne, Etienne Cellier, Nathalie Fonder, Pierre Hanse, Luc Cleeremans, Nicolas Pierrard et Angeline Sevran. Il est en vente au prix de 10 euros au shop du Domaine.