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Confréries - Page 9

  • Le Franc Thour devient la première confrérie namuroise qui accède au titre de Royale !

    Le premier chapitre du Franc Thour Nostre-Damme de Ciney se déroula le samedi 12 juin 1971. Première confrérie du conseil noble de la province, la demande de société royale a été introduite en janvier 2020, accordée six mois plus tard et enfin remise au Palais provincial le 12 mai.

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    Guy Baivier, Roy de la confrérie cinacienne, était entouré de onze compagnons pour la remise officielle du titre de société royale dans les salons du Palais provincial. Frédéric Deville, bourgmestre de Ciney, quelques députés permanents ainsi que des représentants du Cercle de Voile de Dave (qui recevait également son titre de société royale) étaient également présents.

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    Pour la petite histoire, moins de problème que prévisible pour se garer place Saint Aubin, surtout pour le Roy qui avait sa propre place à l’intérieur du Palais Provincial ! Situation normale pour une société devenue Royale !

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    DSC_0018.jpegDenis Mathen, Gouverneur de la province de Namur a rappelé les grandes lignes de la confrérie.

    C'est à l'initiative de Marc Clarembaux, membre du comité des fêtes de la ville, que l'idée de la création d'une confrérie a vu le jour en mai 1966 mais, sans succès. Heureusement, Jean Simon, cofondateur et président de la chambre de commerce en parla à son frère en 1970, le notaire Charles Simon, le Grand Bailli de la confrérie du Maitrank d’Arlon. S’en suivit plusieurs rencontres où il apparut bien vite qu’il fallait faire appel à d’autres personnes que des commerçants dont le rôle était surtout d’assurer des fêtes à Ciney ! C’est ainsi que la confrérie a repris la dénomination de l'ancien mestir des merciers, seule organisation corporative à Ciney au moyen-âge. On trouve déjà des traces de cette confrérie en 1508, et le Roy de l'époque se nommait Daneaulx de Sovey, bourgeois de Chiney. Elle faisait négoce de toutes espèces de marchandises depuis les épices jusqu'aux soieries. Le mercier du XVIème siècle était ce que l'on appellerait de nos jours un commerçant ambulant et le Franc Thour était un privilège accordé aux merciers et commerçants qui en faisaient partie d'exposer leurs produits dans les villes amies, de Revin jusqu'à Seraing, sans devoir payer le droit de patente.

    DSC_0014.jpegSon intronisation officielle eut lieu le samedi 12 juin 1971 à l'hôtel de ville, le premier chapitre étant parrainé par la Confrérie du Maitrank d'Arlon où d’autres confréries luxembourgeoises étaient présentes. Une première pour la province de Namur, le Franc Thour étant la plus ancienne association du Conseil Noble des Confréries du Namurois ! La médaille en étain représente les armes de la ville et est l'œuvre de Maurice Rodrique, dernier fondeur artisanal cinacien.

    A la création de la confrérie, elle assurait la promotion d'une bière ambrée, la Cinacienne brassée à Couillet près de Charleroi. Le monde brassicole étant en permanente évolution, la bière a subi les reprises de différentes brasseries et elle s'est retrouvée élaborée à Opwijk en Brabant flamand, ce n'était plus acceptable ! La confrérie s’est ensuite tournée vers les Ets Demarche qui entretemps avaient créé les Ciney blonde et brune. Brassées d'abord à Mont-Saint-Guibert en Brabant wallon puis à Jumet en Hainaut puis malheureusement à Alken, en Limbourg ! La création, en 2014, de la Chevetogne a donc été une aubaine puisqu'elle remplissait toutes les conditions pour être la nouvelle bière de la confrérie.

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    Depuis 2010, a été ajouté à la bière un autre produit de bouche, la Francthourte, chausson farci à la viande marinée, de forme rectangulaire. Pour des raisons de facilité et de coût, depuis l’an dernier, la confrérie l’a préféré au Collégial de Ciney, un fromage à pâte mi- cuite créé́ par le Pôle fromager de l'École d'Agriculture de Ciney et élaboré par 3 producteurs de lait de la région. Elle est désormais proposée lors des activités de la confrérie sous forme de Tartinette, une tranche de pain garnie de ce fromage et de lardons, gratinée au four !

    Parmi les distinctions et manifestations spéciales, le Gouverneur a épinglé ceux où le costume de la confrérie a été remis:

    • En 1987, au Borrelmanneke de Hasselt lors du chapitre de la confrérie van de Hasseltesse
    • A Manneken-Pis en 2006 qui pissera de la Cuvée blonde ! Ce costume porte le n°774 dans la garde-robe du plus célèbre Bruxellois.
    • A la sorcière Eul Pichour en 2019 lors du chapitre de la confrérie du Chausson et de la Moinette d’Ellezelles

    Auparavant, Denis Mathen avait déclaré « qu’enfin, en dehors des moments difficiles vécus comme la crise du Covid, les inondations ou l’arrivée des Ukrainiens, les salons du Palais provincial revivent et qu’ils reprennent leur rôle d’accueil depuis peu pour remercier toutes celles et tous ceux qui font vivre notre province ! Attente est le mot à associer à votre confrérie puisque le titre vous a été accordé par le Palais Royal le 24 juin 2020 ! »

    DSC_0019.jpegAprès avoir reçu des mains du Gouverneur le diplôme autorisant le Franc Thour à porter le titre de Société Royale, Guy Baivier était visiblement très ému : « c’est une grande reconnaissance ! Dire qu’au départ, on pensait que nous n’étions que des joyeux fêtards ! En promotionnant des produits de notre terroir, nous sommes aussi les ambassadeurs de notre ville, de notre province, de notre pays ! »

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  • Un chapitre intime pour introniser deux nouvelles Gentes Dames

    Comme la plupart des confréries belges, le 28e chapitre des Gentes Dames a dû être annulé deux fois ! Il était donc malheureux de prolonger encore d’un an le titre de stagiaire aux 2 nouvelles recrues. Un chapitre intime a ainsi été organisé en tenant compte des mesures du Codeco.

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    DSC_0004.jpegTout semblait parfait en ce premier dimanche de mars 2019 lors du 27e chapitre des Gentes Dames de la Tarte aux Macarons : intronisation d’une nouvelle panetière stagiaire, 54 confréries présentes, plus de 300 personnes au banquet dansant dans la salle du théâtre communal, une ambiance insouciante, … et puis, plus rien,  la pandémie provoquant l’annulation de tous les rassemblements de confréries pendant presque 2 ans ! Sans savoir que le code allait passé au jaune le premier lundi de mars, le consistoire des Gentes Dames avait préféré organiser un chapitre intime en sa date classique.

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    Il s’est déroulé, en petit comité, en toute convivialité et décontraction en présence de la présidente de la Compagnie Saint Sébastien des Arbalétriers de Ciney, du président du conseil noble des confréries du Namurois et du président du Franc Thour de Ciney.

    DSC_0005.jpegAprès avoir dégusté un morceau de tarte aux macarons, Nadine Salas a été élevée à la dignité de Grande Dame Serdeau.DSC_0006.jpeg 

    Dans son C.V., il a notamment été dit qu’elle a pu représenter la confrérie en ses terres camarguaises et au repas du Roi à Peutie.

     

     

     

     

    DSC_0009.jpegAvec ses deux parents en confrérie, Régine Dumont, institutrice maternelle à l’école communale de Ciney, connaissait les Gentes Dames.

    Avant de recevoir ses attributs, médaille et chapeau, elle a été élevée à la dignité de Grande Dame Sucreuse.

    DSC_0010.jpegAprès avoir dégusté un morceau de la tarte, elle a déclaré : « je m’engage solennellement à défendre partout la tradition culinaire et les produits Cinaciens et notamment la promotion de la tarte aux macarons ainsi que le délice des Dames et d’en assurer la pérennité ».

     

    La fin de la partie protocolaire s’est déroulée, comme à l’habitude, par l’hymne  des Gentes Dames, sur l’air de la Madelon :

    Nous faisons toutes parties de la confrérie

    Des Gentes Dames de la Tarte aux macarons

    Nous nous jurons de rester toujours unies

    Et de porter fièrement notre Blason

    Ne regardant pas en arrière

    Toujours de l’avant nous allons

    Et nous sommes heureuses et fières

    D’offrir une tarte aux macarons

    Dans toutes les Confréries

    Partout où nous allons

    Tout le monde apprécie

    La tarte aux macarons

    Refrain

    Le macaron c’est une vieille histoire

    C’est une recette qui vient de nos aïeux

    A Ciney c’est un titre de gloire

    Goûtez la vous serez heureux

    Nous le jurons, nous chanterons toujours

    Et que partout dans ce monde en fusion

    Nous puissions lancer ce cri d’amour

    Macarons Macarons Macarons

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  • Portes ouvertes de l’Association fromagère Collégiale

    C’est en présence des personnes qui ont participé à la campagne Prêt Coup de Pouce pour l’Association et de membres du Franc Thour que s’est déroulée une journée de visite dans les fermes du Sacré Cœur, Mars aux Frênes et de la Bourgade.

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    DSC_0013.jpegL'Association fromagère Collégiale, c'est l'histoire de 3 éleveurs (Emmanuel Samson, Luc Tasiaux et Jean-Marie Leboutte), de 2 transformateurs (Fabien Jacoby et Daniel Cloots) et du GAL (Nina Legros) qui ont réfléchi ensemble depuis 2 ans à développer une fromagerie commune en territoire Condroz-Famenne. Nina accompagne des éleveurs du territoire Condroz-Famenne depuis 2018, d’abord sur les questions d’autonomie alimentaire et ensuite, sur la valorisation du lait. Pour y arriver, ils se sont lancés dans la production du Collégiale de Ciney d’abord dans l'atelier partagé du Pôle fromager de l'EPASC à Ciney. Dans le but de produire plus de fromage, ils ont déménagé ensuite dans l'atelier de chez Luc et Christine Tasiaux à la Ferme du Sacré-Cœur à Natoye. Le Collégiale, une pâte mi cuite, type raclette à identité régionale avait été créé il y a quelques années au Pôle Fromager avec une recette bien précise. Cette recette a été reprise par l’Association fromagère en insistant sur une production d’un lait riche en protéine et en matière grasse. Sa fabrication suit le même cahier de charges que le Herve, le seul fromage belge à avoir obtenu une AOP.

    DSC_0011.jpegLuc Tasiaux, de la Ferme du Sacré Cœur à Natoye a accueilli les visiteurs pour leur départ de la journée : « je représente la 5e génération de cette ferme familiale, installé depuis 1999 d’abord avec mon papa. Dés le début, Christine et moi avions envie de transformer notre lait en élevant des bovins de la race Simmental, une race laitière de type mixte. Nous produisons entre 400 et 500.000 litres de lait par an. Nous élevons également des blancs bleus. Outre la production de beurre, yaourt, glace, fraises, fromages fermiers, nous nous avons ouvert notre propre boucherie depuis un mois. » Son atelier de transformation multi fonction a été agrandi pour y fabriquer le Collégial. L’extension de l’atelier de transformation de Natoye et la cave d’affinage ont pu être construites grâce aux sommes récoltées via la campagne Prêt Coup de Pouce.

    DSC_0015.jpegDeuxième étape chez Manu de la ferme Mars aux Frênes où a été installé cette année la cave d’affinage. Fabien Jacoby y travaille depuis avril 2 jours par semaine. Manu est installé dans cette ferme depuis 34 ans et son cheptel se compose de blanc bleu mixte et Simmental. Fabien a expliqué tout le lent processus de fabrication du Collégial : « 1 journée et demi de travail à partir de lait refroidi à 2 ou 3°, fabrication à Natoye à 34° puis 2 à 3 mois d’affinage sur planche de douglas (ce bois est respirant) avec au départ une vingtaine d’heures dans la saumure afin de former une croute au fromage pour sa conservation. » Fabien commence également à fabriquer des roues de 8 à 10 kg affinées plus longtemps. On y produit le Collégial, le Collégial en format raclette, le raclette oignon, le petit Doyen, un pâte non cuite et le petit dernier, le Vach'aufé, une pâte pressée mi cuite sous forme de pain.

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    DSC_0024.jpegDernière étape de la journée à la Ferme de la Bourgade à Moressée (Somme-Leuze) où Jean-Marie Leboutte explique sa philosophie de son travail : « je suis le plus jeune d’une famille de 8 enfants et ai repris la ferme familiale en 1996. Nous avons toujours vendu du beurre. Nous sommes passé au bio depuis 2016 et ouvert au tourisme en 2007. Notre cheptel est du blanc bleu mixte et toute notre production est transformée. Pour assurer l’avenir de notre agriculture, nous devons nous unir, le Collégial nous donne une identité de notre région. A terme, nous rêvons d’une AOP ! »

    La journée portes ouvertes s’est achevée par une dégustation de fromages autour d'un verre.

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    La présence de membres du Franc Thour s’explique par le fait que depuis peu, la confrérie cinacienne promotionne le Collégial et qu’il sera disponible lors de toutes les manifestations auquel elle participe comme la prochaine Saint Eloi, les Fééries, … Bientôt, on pourra affirmer que le Franc Thour est devenu une confrérie de terroir !